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Vie
et Mort d’Un Poète (de Merde) Featuring
(one two three four)
Il s’agissait pour moi, piètre musicien, de composer, avec
mes maigres moyens un synthé petites touches
Yamaha PSS-795, un micro d’ordinateur à 15 euros, un
soft de son Acid 2.0, gratuit et assez limité, &
avec, in fine, ce côté punk dans l’exécution
et la composition qui caractérise déjà si bien mes
textes purement poétique comme Action-Writing, bref, un
opéra-rock, avec en ligne de mire ce qui suit
est une blague les Who, les Mothers
of Invention, les Beatles, voire Starmania (waarf !), non pas pour
l’ambition seule (il serait ridicule pour moi d’avoir cette
ambition, je ne suis pas ce génie absolu de Pete Townshend Les
Experts Won’t get fooled again), ce serait
impossible vu mes moyens, mais pour jouer à fond le rôle
de l’opéra-rock, c’est à dire en composant vraiment,
et en écrivant vraiment de vraies chansons (des chansons
couplet-refrain-couplet-refrain-break-refrain) sur le même thème
(ça c’est l’côté opéra) et ce thème,
je le connaissais bien, puisque c’est l’histoire d’un
type (juste un type un peu poète quoi !) dans le (petit) milieu
de la poésie contemporaine française. Bien évidemment
vu mes moyens et mon (putain de sale) caractère, je n’étais
pas prêt à faire cet opéra de la manière la
plus classique (ou chiante) possible (par exemple au piano, ou à
la guitare anti-folk). Il fallait que ça fasse un sacré
bordel d’abord. Rock voulant surtout dire (pour les gens de ma génération
nourris au biberon Nirvana et Sonic Youth en tête) batterie frappée
comme un malade, guitares saturés à l’extrême,
son noisy à souhait, basses explosives et, bien évidemment,
slappées (ça, c’est pas chez Nirvana), etc. Je voyais
bien qu’il fallait que je trouve autre chose pour le rendre ROCK,
moi avec mon tout p’tit clavier tout merdique et sa boite à
rythme, comment dire… limitée !. En fait, le mot clé
n’est pas ROCK mais PUNK. Cet opéra le sera ou rien ; avec
à la place des grattes, un synthé (assez) cheap mais qui
peut certainement être, lui aussi, assez, shit. Un punk opéra,
donc, sur le statut d’un jeune poète (le poète-de-merde
c’est moi, le poéte-de-merde ce n’est pas moi –
rengaine, éternel dé(b/g)at), RMiste, assez prétentieux
et arrogant, pas très bon en somme, et puis seul, très seul,
délirant sur les noms pop de la poésie tout seul, surtout
super conscient du fait que certains poètes publient et pas lui,
et qui raconte (à l’arraché) sa minable vie de poète
loser contemporain. La figure du loser, ou de l’anti-héro
me semblait être une manière encore plus forte (i.e. jubilatoire)
de faire passer cette idiote histoire poétique dans les
oreilles des gens. Alors durant plusieurs semaines, j’ai composé,
écrit, chanté, enregistré, fait écouté
à mes amis proches (comme Emmanuel Rabu ou Laure Limongi qui m’ont
écrit des textes et qui m’ont soutenu très fermement
dés les premiers morceaux – même si j’ai pu tout
boucler en presque deux mois) ce qui allait devenir le tout premier opéra
rock de la poésie française (yeah !). Bien sûr j’ai
quelques sémillants précurseurs à qui d’ailleurs,
j’ai, parfois, fait écouter le disque achevé comme
Stéphane Bérard (avec qui j’ai fais une chanson que
j’espère sortir en single) ou Joël Hubaut (avec qui
je rêve de faire une chanson qui sortirait en single). Et quand
il a fallu faire le premier concert au Palais de Tokyo à Paris
en janvier 2007 (invité par Mark Fresh Alizart), du «
Vie et Mort d’Un Poète de Merde World-Tour 2007-2008 »,
c’est sous l’hospice de mes deux parrains, Bernard Heidsieck
et Joël Hubaut, que j’ai joué (presque intégralement)
l’œuvre merdique (1 h 30 de concert – ce qui
pour une performance de poésie est, je le crois, plutôt,
marathonien). Trois autres concert ont suivi pendant l’année
2007 (Lille, Dunkerque et Limoges), et j’espère bien que
le « Vie et Mort d’Un Poète de Merde World-Tour 2007-2008 »1
continuera dans sa lancée en 2008 et 2009 (Eh
oui les amis, ce serait super si vous nous invitiez dans vos villes (on
attend que ça au fond), d’ailleurs Anne-James Chaton (spécial
message personnel) qui était, et là je dois lui dire un
vraiment très grand merci, au concert de Paris (ouais y’avait
du beau monde ! C’est vrai) a dit qu’il nous inviterait un
jour à Montpellier, j’espère que c’est pour
bientôt, de même, mon pote Joachim Montessuis (second message
personnel) pourrait nous inviter un de ces jours aussi, ça serait
chouette !)). Ce qui est important aussi, c’est que cette
œuvre existera (puisqu’elle existe aussi en Live) en disque
CD, car Laurent Cauwet, la publiera chez Al Dante au tout début
du mois de mai 2008 en un beau digipack avec livret de 24 pages et tout.
Et ça, c’est (aussi) notre plus grande joie à Emmanuel,
Laure, Lise, Jérôme et moi. Merci à vous & n’oubliez
pas (surtout) d’acheter le disque quand il sortira et de le passer
à vos ami(e)s, pour, comme ça, perpétuer la légende
de la vie et de la mort d’un poète de merde. Ca va crotte-rocker
! 1. Le dispositif pour les concerts est : moi au chant et aux blagues et Emmanuel Rabu au Laptop et à la Tektonik. Sylvain Courtoux
Sylvain Courtoux est né en 1976 à Bordeaux. Il vit à
Limoges. Emmanuel Rabu est né en 1971 à Nantes. Il vit à
Paris. |
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