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Vie et Mort d’Un Poète (de Merde)
[un opéra (crotte-)rock en 16 actes]
by Sylvain Courtoux & Friends

Featuring
Emmanuel Rabu (co-producteur, parolier, aide logistique et psychologique) / Laure Limongi (parolière) / Lise Etcheverry (Backing vocals, aide logistique, psychologique & alimentaire) / Jérôme Bertin (jeux, danses et contre-danses)

« La Poésie, des coups, depuis Rimbaud, elle en a reçus. Depuis "la haine de la poésie", "la poésie ça n’existe pas", "la poésie écrite n’a plus lieu d’être" et j’en passe. Alors Vie et Mort d’un Poète (de Merde) vient, à point, de façon singulière et nouvelle, s’inscrire dans cette lignée, dans cette – maintenant – tradition. Et la poésie aime cela ! Elle est faite pour cela ! Ça la fouette et lui redonne un coup de jeune ! Un bon lifting, en somme ! Dont elle a régulièrement besoin. Ça lui est salutaire. Ça la réveille, la sort de son ronron… »
Bernard Heidsieck

« … J’adore ! Un mix entre les chansons de Jacques Lizènes, celles de Stephane Bérard / Nathalie Quintane, Saverio Lucariello, Boussiron mais recrottées maxi par Charles Pennequin avec un fond new wave de chez Auchan et Charlie Oleg et aussi du rut primate secondaire comme j'avais dans le temps avec mon groupe New Mixage néo hara kiri… »
Joël Hubaut

« Avec Vie et Mort d’un Poète (de Merde), Sylvain Courtoux se pose en anti-star post maudite ayant définitivement perdu son sang froid – et tous ses amis du milieu de la poésie… Les chansons hilarantes d’un bidouilleur de génie, fan de pop FM, de post punk et de new wave dans un show inoubliable avec des guest stars littéraires et des pépettes en bodies… Ne manquez pas le premier opéra de la post-poésie ! »
Laure Limongi (flyer pour le concert au Palais de Tokyo, janvier 07)

(one two three four) Il s’agissait pour moi, piètre musicien, de composer, avec mes maigres moyens un synthé petites touches Yamaha PSS-795, un micro d’ordinateur à 15 euros, un soft de son Acid 2.0, gratuit et assez limité, & avec, in fine, ce côté punk dans l’exécution et la composition qui caractérise déjà si bien mes textes purement poétique comme Action-Writing, bref, un opéra-rock, avec en ligne de mire ce qui suit est une blague les Who, les Mothers of Invention, les Beatles, voire Starmania (waarf !), non pas pour l’ambition seule (il serait ridicule pour moi d’avoir cette ambition, je ne suis pas ce génie absolu de Pete Townshend Les Experts Won’t get fooled again), ce serait impossible vu mes moyens, mais pour jouer à fond le rôle de l’opéra-rock, c’est à dire en composant vraiment, et en écrivant vraiment de vraies chansons (des chansons couplet-refrain-couplet-refrain-break-refrain) sur le même thème (ça c’est l’côté opéra) et ce thème, je le connaissais bien, puisque c’est l’histoire d’un type (juste un type un peu poète quoi !) dans le (petit) milieu de la poésie contemporaine française. Bien évidemment vu mes moyens et mon (putain de sale) caractère, je n’étais pas prêt à faire cet opéra de la manière la plus classique (ou chiante) possible (par exemple au piano, ou à la guitare anti-folk). Il fallait que ça fasse un sacré bordel d’abord. Rock voulant surtout dire (pour les gens de ma génération nourris au biberon Nirvana et Sonic Youth en tête) batterie frappée comme un malade, guitares saturés à l’extrême, son noisy à souhait, basses explosives et, bien évidemment, slappées (ça, c’est pas chez Nirvana), etc. Je voyais bien qu’il fallait que je trouve autre chose pour le rendre ROCK, moi avec mon tout p’tit clavier tout merdique et sa boite à rythme, comment dire… limitée !. En fait, le mot clé n’est pas ROCK mais PUNK. Cet opéra le sera ou rien ; avec à la place des grattes, un synthé (assez) cheap mais qui peut certainement être, lui aussi, assez, shit. Un punk opéra, donc, sur le statut d’un jeune poète (le poète-de-merde c’est moi, le poéte-de-merde ce n’est pas moi – rengaine, éternel dé(b/g)at), RMiste, assez prétentieux et arrogant, pas très bon en somme, et puis seul, très seul, délirant sur les noms pop de la poésie tout seul, surtout super conscient du fait que certains poètes publient et pas lui, et qui raconte (à l’arraché) sa minable vie de poète loser contemporain. La figure du loser, ou de l’anti-héro me semblait être une manière encore plus forte (i.e. jubilatoire) de faire passer cette idiote histoire poétique dans les oreilles des gens. Alors durant plusieurs semaines, j’ai composé, écrit, chanté, enregistré, fait écouté à mes amis proches (comme Emmanuel Rabu ou Laure Limongi qui m’ont écrit des textes et qui m’ont soutenu très fermement dés les premiers morceaux – même si j’ai pu tout boucler en presque deux mois) ce qui allait devenir le tout premier opéra rock de la poésie française (yeah !). Bien sûr j’ai quelques sémillants précurseurs à qui d’ailleurs, j’ai, parfois, fait écouter le disque achevé comme Stéphane Bérard (avec qui j’ai fais une chanson que j’espère sortir en single) ou Joël Hubaut (avec qui je rêve de faire une chanson qui sortirait en single). Et quand il a fallu faire le premier concert au Palais de Tokyo à Paris en janvier 2007 (invité par Mark Fresh Alizart), du « Vie et Mort d’Un Poète de Merde World-Tour 2007-2008 », c’est sous l’hospice de mes deux parrains, Bernard Heidsieck et Joël Hubaut, que j’ai joué (presque intégralement) l’œuvre merdique (1 h 30 de concert – ce qui pour une performance de poésie est, je le crois, plutôt, marathonien). Trois autres concert ont suivi pendant l’année 2007 (Lille, Dunkerque et Limoges), et j’espère bien que le « Vie et Mort d’Un Poète de Merde World-Tour 2007-2008 »1 continuera dans sa lancée en 2008 et 2009 (Eh oui les amis, ce serait super si vous nous invitiez dans vos villes (on attend que ça au fond), d’ailleurs Anne-James Chaton (spécial message personnel) qui était, et là je dois lui dire un vraiment très grand merci, au concert de Paris (ouais y’avait du beau monde ! C’est vrai) a dit qu’il nous inviterait un jour à Montpellier, j’espère que c’est pour bientôt, de même, mon pote Joachim Montessuis (second message personnel) pourrait nous inviter un de ces jours aussi, ça serait chouette !)). Ce qui est important aussi, c’est que cette œuvre existera (puisqu’elle existe aussi en Live) en disque CD, car Laurent Cauwet, la publiera chez Al Dante au tout début du mois de mai 2008 en un beau digipack avec livret de 24 pages et tout. Et ça, c’est (aussi) notre plus grande joie à Emmanuel, Laure, Lise, Jérôme et moi. Merci à vous & n’oubliez pas (surtout) d’acheter le disque quand il sortira et de le passer à vos ami(e)s, pour, comme ça, perpétuer la légende de la vie et de la mort d’un poète de merde. Ca va crotte-rocker !

1. Le dispositif pour les concerts est : moi au chant et aux blagues et Emmanuel Rabu au Laptop et à la Tektonik.

Sylvain Courtoux

 

Sylvain Courtoux est né en 1976 à Bordeaux. Il vit à Limoges.
A publié : [i.e] (Æncrages & co, 1999) ; Action-Writing (manuel) (Dernier Télégramme, 2006) ; Nihil, Inc. (Al Dante, 2008).

Emmanuel Rabu est né en 1971 à Nantes. Il vit à Paris.
A publié : Moderne faculté des Maîtres (Poésie Express, 2000) ; Èv-zone (Derrière la salle de bains, 2002) ; Tryphon Tournesol & Isidore Isou (Le Seuil, Fiction & co, 2007) ; Cargo culte (Dernier Télégramme, 2007).