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tous les genres de la littérature contemporaine
De l’eau à l’os
Fait de constantes ruptures de ton, le texte est travaillé par un conflit entre surface et profondeur : la surface d’une communauté idéale à bâtir entre en conflit avec la profondeur de la terre retournée pour en extraire le lignite – et pour indiquer que le monde à bien changer de base. Mais la surface est aussi celle des mots justes, porteurs d’un sens qui ne soit pas lourd et bêtement moralisateur. « Que veux-tu dire par cette phrase profonde ? » s’interroge ainsi le narrateur au cours de son introspection. En effet, l’écrivain est toujours menacé par la platitude, par ces phrases ronflantes et stéréotypées proférées par le chef de chantier avec un enthousiasme sordide tandis que les ouvriers accomplissent leur œuvre de destruction. La tension surface/profondeur se retrouve également dans le rapport à l’histoire puisque l’exhumation des fondements souterrains du chantier suscite un retour du passé récent – la persistance du nazisme guette toujours, même dans l’Allemagne « antifasciste ». Écrit en 1988, le texte apparaît évidemment emblématique de la faillite de la RDA qui allait disparaître quelques mois plus tard. Le désastre écologique qu’il décrit sans aucun sentimentalisme constitue par ailleurs une vision nullement anachronique qui propose selon les mots de son traducteur, Alain Lance, « une vision prémonitoire du suicide qui guette toutes les sociétés industrielles, si elles poursuivent leur pillage de la planète. » Volker Braun, Phrase sans fond, L'inventaire, février 2008, 50 pages, 12 €. De l’eau à l’os
Pas une page ou presque (55 fois le terme « corps » sur 71 pages), où il n’est question de notre corps, de ses attributs ou de ses poses : « Corps sensible », « corps trop étendu », « corps penché », etc. Et puis l’eau, son principal constituant, « une eau soluble [qui] est là, sur soi, et qu’on emporte. » Car le déroulement des choses fait de nous, peu à peu, cette poudre d’os, une peau qui se pellicule. « Les corps en leur forme naïve. L’ascendant de la beauté. Son énigme. L’eau qui se noie et le drap où se met la fatigue ». Dans le changement et l’instabilité du monde, la question de la beauté est posée dans toute son invraisemblable possibilité. Allongées, les formes n’ont pas d’ombre, il leur faut être en station verticale et en marche parce que la beauté produit toujours une ombre. Et d’ailleurs, tout se mêle ou s’additionne : « À chacun un nom, un corps, une ombre », les uns n’allant pas sans les autres. Comme si la nature distribuait à égalité les mots et les formes ; ce qui les sépare semble ténu : « L’œil partout lit des formes » plus même qu’il ne les lie. Comme quoi est l’examen presque géographique d’un organisme évoluant à l’intérieur d’un espace aspirant, en transformation perpétuelle. Tous les corps, de chair ou de verbe, bruissent d’entre les articulations. Les sons émis sont des souffles de liberté pour un corps constitué, des cris spontanés dégagés sous la pression. Ce recueil dit combien tout s’ordonne dans la jointure. Non, ce n’est pas là les Clavicules d’un grand jeu poétique mais ce qui fait lien entre les os et les mots, toujours entourés de cet air qui soude malgré son extrême dissolution : « Il comprend des corps plus petits, assemblés par simple dépression de l’air entre eux. » C’est là tout l’extérieur imprimant notre intériorité. L’air semble faire tenir la forme en un bloc, aidé sans doute par quelque habit de peau. D’entre tous ces éléments (air, eau, terre), Dominique Quélen énumère, avec la langue habile qu’on lui sait habituelle, les habits de parure et toute ces couches successives qui font notre apparence fautive ou discutable [dans l’œil de l’autre]. C’est pourquoi le regard scrutateur ou l’œil coupable habitent également ce recueil : « L’œil comme un drap sans nature » ou encore « À qui regarde avec le sentiment de la faute ». La culpabilité rend l’air plus lourd, plus pressant que jamais. À la lecture du livre, nous nous sentons infiniment informes, comme toute matière molle ou prête à fondre, tant les peaux desquament, nous recouvrent et nous font nommer, dans l’obscurité, les objets confondants de notre environnement : « bras confondus avec les manches : qui nomme ces choses dans le noir ? » puis plus loin « qui perce l’aine ou le flanc, poche béante où tout devient liquide et de la plus grande mollesse ». Ce recueil nous laisse l’étrange impression de n’avoir pour corps qu’une forme incertaine qui se détache, tout en se conservant, en autant de formes isolées et volatiles. Mais heureusement, semble-t-il, nous sommes toujours retenus en notre milieu, tout comme notre langue est maintenue par ce qui joint les mots et ce qui, de faille en faille, témoigne de notre existence. Dominique Quélen nous livre dans ce troisième titre publié par « La Rivière échappée » quelque 70 petites proses, aussi denses qu’intenses, qui nous rappellent ce qui sourd du corps en marche et ce qui nous maintient dans nos contours malgré le dessèchement de notre langue en prise avec le réel. Car pour parler, n’est-ce pas, il faut avoir l’eau à la bouche. Dominique Quélen, Comme quoi, l’Act Mem, collection « La Rivière échappée », mars 2008, 78 pages, 11 €. Le ravissement de la parole
Ce premier livre discret et réflexif, écrit dans une langue austère, aborde la question de la parole par son revers. Du jour au lendemain, un cadre perd l’usage de la parole. Il n’est sans doute pas indifférent qu’il cesse de parler après que son directeur (le « directeur du Département ») lui a confié un discours à écrire dans la langue des communicants. Cette impossibilité soudaine déséquilibre alors son existence entière. Si le livre est inégal, certains passages sont nettement réussis. Ainsi, le sont particulièrement ceux qui font figurer certains personnages de l’entreprise, qui semblent répéter inlassablement les mêmes phrases (le directeur du Département enthousiaste, le réceptionniste connaissant les horaires de chacun). Mais les pages les plus frappantes à mon goût sont celles où le narrateur reçoit un curieux aveu d’un homme taillant des arbres de son jardin : chaque fois qu’un parent meurt, il y est enterré, et une graine d’arbre est glissée dans sa bouche : « je restai complètement effaré à propos de ce qu’il venait de m’apprendre tout en regardant, différemment cette fois, les arbres du jardin en me disant que leurs formes, leurs courbures, leurs générosités et leurs senteurs caractérisaient, pour ainsi dire, le serviteur… ou plutôt son essence…et que, plus certainement encore que cette histoire d’essence, la matière organique constituant le serviteur continuait encore le long des tissus vivants qui faisaient de ces arbres un peu plus que de simples arbres ». Ryad Girod, Ravissements, José Corti, décembre 2007, 115 pages, 14,50 €. Le boucher de Hanovre
« Je m’appelle Hans. Je m’appelais Hans. Déjà.
Le 7 novembre 1919. J’ai rencontré Frédéric
à la gare de Hanovre. Il faisait froid. » Ces deux paragraphes préliminaires au récit en font un condensé parfait. Tous les éléments sont présents et le texte qui suit nous révèle ce qui permet de les relier. Répétés, avec quelques variantes, ces paragraphes constituent une litanie symbolique. Premier ouvrage publié par son auteur, Si j’ai une âme
s’inspire d’une sombre histoire (vraie) de cannibalisme, perpétrée
en Allemagne au cours de la Première Guerre mondiale. Lorsqu’un beau jour, le 7 novembre 1919, très exactement,
Hans rencontre Frédéric à la gare de Hanovre et devient
son amant, il lie aussitôt son existence au destin de celui qui
sera par la suite baptisé « le boucher de Hanovre »,
en regard de ses crimes. À travers la narration linéaire de Hans transparaissent ses réflexions sur le destin, l’ambivalence des sentiments, la peine de mort, la manière dont la société définit, mais aussi crée, la norme et la monstruosité. Vincent Peyrel, Si j’ai une âme, L’amourier, 4e trimestre 2007, 136 pages, 16 €. En étrange pays
Ces références ne doivent pas conduire à négliger le contexte dans lequel se déroule le roman (et dans lequel il fut rédigé) : Kunze est un dirigeant important du régime sans que ses fonctions soient jamais précisées, Hinze est son chauffeur. Le socialisme réel, comme on disait à l’époque, n’a donc pas complètement aboli les hiérarchies sociales, ce qui valut à l’auteur quelques difficultés avec la censure de son pays. On le comprend d’autant mieux en ne citant qu’un bref fragment, tout à fait représentatif de l’ensemble du roman : « Kunze sentit qu’il avait maintenant besoin de la sagesse du peuple. Mais naturellement il était d’usage de la lui enseigner d’abord avant de pouvoir s’en réclamer. » La verve satirique de l’auteur vise aussi la pudibonderie du socialisme d’état, raillée par la frénésie de séduction et de consommation sexuelle de Kunze. Cet aspect fournit aussi un moyen pour montrer la subordination des femmes aux hommes malgré l’égalité de façade : ainsi Kunze devient-il le troisième élément du ménage d’Hinze et sa femme, et dans le même registre, la visite de Kunze à une prostituée africaine moque avec violence la relation aux « pays frères ». Cette libido mène le personnage jusqu’au délire en plein discours officiel où il se met à célébrer le plaisir au lieu de faire l’éloge de la réussite de la planification en cours ce qui lui vaut un internement en bonne et due forme avant un nouveau départ sur les routes en compagnie de son chauffeur. À l’ironie constante s’ajoute une réflexion
sur la littérature en particulier sur son utilité sociale.
Dans les digressions de l’auteur comme dans les conversations de
ses créatures, « l’intérêt de la
société » devient un motif obsédant sans
que l’intérêt en question ne soit jamais formulé
de façon définitive pour bien montrer que l’écriture
est toujours en défaut de sa propre définition. Volker Braun, Le roman de Hinze et Kunze, Métailié, janvier 2008, 176 pages, 9 €. Proses de mémoire
Quelle que soit sa dominante propre, chacune des branches de cette « prose
de mémoire » intègre des éléments
renvoyant aux trois domaines considérés. Ainsi dans Impératif
catégorique, il est question de la carrière de l’enseignant
en mathématique que fut Roubaud, de sa thèse, de sa découverte
de la théorie des catégories mais on trouve tout autant
des réflexions sur la littérature, et une présence
continuelle de la poésie avec, par exemple, une sévère
et savoureuse autocritique de sa première période créatrice,
plus ou moins surréalisante, dans laquelle il pratiquait le « vls »
(comprendre le vers libre standard). On peut se demander si en raison de ce travail sur la mémoire portant comme titre Impératif catégorique, Parc sauvage, l’autre ouvrage publié simultanément par Roubaud, n’est pas une réponse à l’injonction officielle du devoir de mémoire. Sobre et dense, sur une ligne plus discrète, Parc sauvage, qui se déroule en 1942, évoque le destin deux jeunes enfants cachés, Dora et « Jacques », qui trouvent refuge dans les Corbières, à Sainte-Lucie, une propriété aux mains d’un vieil anarchiste espagnol. L’histoire avec sa grande hache comme disait Perec se fait de plus en plus menaçant et le drame menace rapidement les protagonistes. Il prendra toute son ampleur lorsque devenu adulte, cinquante ans après les faits, « Jacques » retrouvera un message du passé – qui fournit aussi au lecteur la clé de composition du récit. Jacques Roubaud, Impératif catégorique, Seuil, janvier
2008, 288 pages, 20 €. « des mots font soudain relief »
Théorie des prépositions reprend les textes publiés par Jean Daive dans la revue Fin entre 1999 et 2006. « Un sens clair », dit le titre d’une partie : clarté en effet non pas tant de la signification mais du sens général de l’entreprise poétique développée où il s’agit d’éviter l’imprécision, l’épanchement, la glue sentimentale. Les textes paraissent hantés par un double appel, celui du corps et celui de l’image. Le terme d’appel convient mieux que celui de présence car image et corps semblent se dérober sans cesse à une appréhension trop assurée tout en fournissant de manière continue une sorte de motif répété au fil des pages. Le livre dresse un espace, une scène plutôt, toute intérieure, une « unité de scène" (titre d’une autre section) propice à cette « théâtralisation d'un sens à peine fait », comme on pouvait le lire dans Les objets contiennent l’infini, qui insiste sur la précarité de l’expérience poétique. Le titre même de Théorie des prépositions l’indique sans ambiguïté c’est la langue même qui est l’opérateur et l’enjeu du texte. Plus précisément, les prépositions qui permettent de relier et maintenir une distance sans le transport, la transformation, qui sont inhérents à la métaphore. Nulle contrainte ici et surtout aucune mystique de l’écriture en dépit de cette déclaration linguistique, simplement une approche de la langue qui se veut la plus littérale possible, la plus plate sans refuser pour autant l’émotion. Sans être d’aucune sorte l’explication ou le commentaire de cette Théorie, le second ouvrage en est tout entier solidaire et l’affirme tout aussi nettement : La poésie entière est préposition. D’une commune brièveté, il reprend les carnets tenus par Claude Royet-Journoud parallèlement à son travail d’écriture depuis la publication des Objets contiennent l’infini (1983). La rareté des publications se comprend par le travail même de l’écriture qui est allergique à la surcharge, au propos superfétatoire : quarante pages à peine accompagnent ainsi des années d’écriture. L’auteur le dit explicitement : « J’écris d’abord de la prose sans aucun intérêt littéraire. Le poème ne vient pas de la prose, mais il n’arrive pas non plus à son terme sans elle. Elle n’est qu’un nettoyage, une façon de voir. » L’écriture est donc le résultat, long, patient, des suppressions qui laissent apparaître des traces comme autant de figurants sur une scène. À une époque, on parlait à ce sujet de « modernité négative » mais le terme est de commodité car il y a bien une affirmation de l’activité même d’écrire qui se fait jour de page en page, dans ces deux livres comme d’ailleurs dans l’œuvre de l’auteur. Il n’est pas nécessaire d’en dire plus, Royet-Journoud est un grand poète, il faut s’en remettre à ses livres. On peut approfondir la lecture des deux ouvrages par celle de Seul le renversement de Michèle Cohen-Halimi qui propose une lecture minutieuse du premier livre de Royet-Journoud, Le renversement. Claude Royet-Journoud, Théorie des prépositions,
P.O.L, novembre 2007, 80 pages, 11 €. Bouche bée
Le narrateur, une sorte de docteur Jeckyll et monsieur Hide, enfermé
dans une relation fusionnelle et plutôt morbide avec sa mère,
s’adonne à des expériences sans frein destinées
à découvrir l’origine du langage. À partir d’une histoire que lui racontait sa mère, étant enfant, où des enfants étaient retranchés du monde et baignés dans le silence depuis leur naissance dans l’optique de vérifier le caractère acquis ou inné du langage, le narrateur en fait le fil conducteur de toute sa vie. La première phrase de l’ouvrage pourrait à elle seule résumer le sentiment d’inéluctabilité et d’horreur qui traverse le récit : « Nul ne pourrait dire que ce fut un choix de ma part de tuer les jumeaux, pas plus qu’une décision de les mettre au monde. » D’emblée, elle positionne le narrateur du côté
de la monstruosité, en mettant en avant une indifférence
à la souffrance des autres perçue comme hors normes, inhumaine. Une très belle réflexion sur l’origine du langage, une mise à l’épreuve de la normalité et un suspens qui laisse sans voix. John Burnside, La maison muette, traduit de l’anglais (écosse) par Catherine Richard, Métailié, collection « Suite écossaise », 17 janvier 2008, 208 pages, 8 €. Dieu gît dans les détails
Cette traversée de l’œuvre par une succession de détails veut aussi redonner sa vigueur à un corpus déjà beaucoup commenté depuis maintenant près d’un demi-siècle. En effet, après tant de publications, de colloques et d’expositions, l’interprète en commençant son travail (ou le lecteur en choisissant ce livre) pourrait sentir cette même lassitude éprouvée par Watt dans la version qu’en donne Marie Depussé : « on peut comprendre qu’il soit très fatigué par son acharnement à interpréter ce qui s’affirme comme inaccessible à l’interprétation. » (p. 91-92). Mais il ne s’agit pas de formuler le dernier mot,
de trouver l’ultime interprétation (en attendant la prochaine),
mais de suivre le fil des phrases de Beckett, hors de la chronologie et
des différents genres, tout en échappant à la répétition
obsessionnelle de motifs identiques. L’objectif de cette écoute
du texte reste de le « désobscurcir » pour
reprendre un néologisme beckettien. La clarté n’est
pas celle de la froide raison, elle se veut plutôt écoute
de la voix du texte, de son chant pour reprendre une image chère
à Marie Depussé qui veut « écoute(r) les
feuilles » en paraphrasant Compagnie1. De
sa pratique d’enseignante, Marie Depussé a conservé
le goût pour la liberté toujours laissée à
l’œuvre malgré « la violence »
de l’analyse de texte. 1. La citation de Beckett est la suivante : « Écoute les feuilles. Les yeux dans les yeux vous écoutez les feuilles. Dans leur ombre tremblante. » (Compagnie). Marie Depussé, Beckett corps à corps, Hermann, 13 octobre 2007, 142 pages, 19 €. Le nom/n du père
Bien que l’essentiel du récit s’inscrive au sein d’un
hôpital psychiatrique, où l’héroïne est
incarcérée après s’être rendue au commissariat,
suite à sa digestion paternelle, le lieu fait surtout office de
symbole, en renvoyant à la psychanalyse. En revanche, aucune description
ou détail réaliste ne permet de penser que l’histoire
se situe en milieu psychiatrique. Remaniant les mythes originels et modernes avec autant de violence que d’humour, Pater Laïus s’efforce de réduire à néant la figure paternelle : « Tu remarqueras que père à l’envers fait erèp, ce qui ne veut absolument rien dire. » Ian Soliane, Pater Laïus, Ère, 18 janvier 2008, 64 pages, 9 €. Vapeur, vitesse... et chaussettes
À travers une langue alerte, un sens aigu du rebondissement et un humour omniprésent, des « personnages » font surface : le « vieux sans queue », Georges, garçon de café littéralement boulonné au milieu de la pièce et accompagnant tous ses gestes frénétiques d’un « c’est la mode ! », les petits enfants qui se promènent au cimetière pour y rencontrer leurs « petits pépés », ou la grosse locomotive, « simplement chaussé[e] de grosses chaussettes de laine rayées ». Ces récits imbriqués qui constituent Les locomotives
avec des chaussettes pourraient ressembler à un récit
d’enfance, dont on peine à saisir, tant les événements
relatés sont extraordinaires, s’ils sont issus de l’imagination
du narrateur ou si l’auteur joue de la crédibilité
de son lecteur. 1. L’expression est de Marinetti et issue du Manifeste technique de la littérature futuriste, publié en 1910. Arnaldo Ginna, Les locomotives avec des chaussettes, traduit de l'italien par Monique Baccelli, Allia, août 2007, 108 pages, 6,10 €. |
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