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Action restreinte n° 7, 2
1er semestre 2006

 

couv

 

Sommaire

01 Édito, Isabelle Zribi
02 Ouverture, Mathias Lavin, Aurélie Soulatges & Isabelle Zribi
10 Le cabinet de pénitence, Adilia Lopes (trad. Henri Deluy)
21 Trois poèmes, George Oppen (trad. Yves di Manno)
26 Toutes les filles s’appellent Charlotte mais, Isabelle Zribi
31 Bipolarités, Paul Wühr (trad. Jean-René Lassalle)
36 Le nombre premier, Fabianny Deschamps
     37 dessin de Guillaume Soulatges
44 Alvin a un ticket d’enfer, Robert Olen Butler (trad. Aude Rosenstein)
49 Victor, Hanna Ariel Kahana (trad. J. Sudaka Benazeraf et J.-P. Tapie)
50 Miroir double, Aurélie Soulatges
56 0+0, Hugo Pernet
58 Une première image, la suivante, Mathias Lavin
63 Les imposteurs fameux, anonyme
65 Elvis Lives, Laure Limongi
75 V. apostose, Maria Gabriela Llansol (trad. Guida Marquès)
81 Tout arrive inséparé, entretien avec Dominique Fourcade
     89 photo d’Hervé Baudat
96 Ont participé à ce numéro

 

Ouverture
Deux ou trois choses pour commencer
Mathias Lavin, Aurélie Soulatges & Isabelle Zribi

Contorsionné et gracieux, le chiffre « 2 » promet monstres et merveilles. Il fait cygne, nageant sur une ligne impeccablement droite. Traduit en toutes lettres, il est transformiste : il s’écrit « deux », « de », ou « d’eux », sans que l’oreille ne choisisse, préférant mêler tous ses sens et en faire un parcours jonché de miroirs. Sont convoqués à son appel sosies, jumeaux, doubles et doublures, imposteurs, clones, un + un ou un opposé à un, étrangeté naturelle ou surnaturelle, monstres générés l’un par l’autre... Alors qu’il semble que, progressivement, la cité où nous vivons puisse répondre aisément au nom d’Unipôle, il paraît fondamental de retrouver, de se souvenir du mystère et de la complexité du signe tracé par le « 2 ».

Tandis que les discours démagogiques sur « la différence »1 se multiplient, on voit se construire avec une rapidité confondante un espace public et intellectuel qui s’appauvrit du « 2 », de toute idée de résistance ou d’écart.
Dans le paysage éditorial, la concentration économique s’est encore renforcée récemment, écrasant les petits éditeurs et conduisant à standardiser de plus en plus le livre, qui doit désormais être le plus simple, le plus court, le moins écrit possible, afin d’être un bon « produit culturel », rentable à court terme. Le livre qui se démarque de ce modèle a de plus en plus de mal à trouver sa place, en même temps que les librairies indépendantes ont de plus en plus de difficultés à continuer un travail exigeant.

Ce constat ne fait qu’illustrer un phénomène beaucoup plus général, qui crée un pôle unique de pouvoir au détriment d’autres pôles, voire de la reconnaissance de simples nerfs de résistance. Ainsi, à l’instar des Anglais qui longtemps n’avaient pas d’ennemis – leurs assaillants étant considérés comme des « pirates » –, les Américains du Nord réduisent ceux qui en veulent à leur toute-puissance à des « terroristes ». La chasse au terroriste présumé semble annoncer une nouvelle et inquiétante chasse aux sorcières.
De même qu’en France, une révolte comme celle qui a secoué les banlieues ces derniers mois ne peut être le fait que de « casseurs »2, terme véhiculé par les médias et le discours politique, qui permet à lui seul et sans pensée critique d’anéantir d’emblée la reconnaissance de troubles sociaux réels et fondamentaux.
Le langage politicien et médiatique, paternaliste et manipulateur, utilise les événements comme prétexte à une répression et une surveillance accrues, réduisant encore le « 2 », l’opposition, tout en faisant la promotion hypocrite d’une unité reconstructrice et sécurisante auprès du « vrai peuple » : celui qui se « lève tôt pour aller travailler », qui n’est pas « issu de l’immigration », qui ne porte pas les stigmates d’une mauvaise volonté à s’intégrer dans la grande unité rédemptrice, conformiste et consommatrice. Dès l’imposition de l’État d’urgence, suivit immédiatement le vote d’une loi antiterroriste, puisque « terroristes » et « jeunes casseurs » jouent un rôle de premier plan dans cette stratégie coercitive : banalisation de mesures d’exception, justice sous contrôle au mépris du partage des pouvoirs, instauration progressive et régulière d’un racisme d’état, en foulant allègrement, au passage, les règles internationales et européennes du droit d’asile ou du respect des droits individuels. On voit mal ce qui pourrait mettre un terme à ce mécanisme morbide puisqu’il est impossible de signer un armistice quand personne n’a fait de déclaration de guerre et que les ennemis ne sont pas formellement identifiés. De même qu’on n’en aura jamais fini de refouler l’étranger vers l’extérieur, l’étranger qui menace de porter atteinte à l’idée d’« unité »3 nationale, dont le gouvernement actuel fait la promotion.

Mathias Lavin : la réalité de la pratique littéraire (écriture, édition) ne peut pas ignorer ces données, non pas que la littérature aurait alors à se transformer de manière exclusive en témoignage ou plaidoyer, mais parce qu’elle affronte concrètement cette condition violente où, pour paraphraser Mallarmé, le passé a cessé et le futur tarde : renforcement de la censure (économique et morale), affirmation des valeurs familiales, « respect » dû aux religions (réduites par la même occasion aux trois monothéismes), multiplication des procès envers les écrivains dont certains peuvent être considérés comme de véritables atteintes à la liberté d’expression, etc.
Alors que pouvons-nous faire ?
Contrairement à Zizek ou Badiou, je ne crois pas qu’il faille abandonner le mot de « démocratie » à nos ennemis. Pour la raison essentielle que, pour l’objet qui nous occupe principalement ici, je crois au lien nécessaire entre démocratie et littérature, un lien à la fois historique et conceptuel. Étant entendu que démocratie ne se limite nullement à la question du régime politique (la formulation « état démocratique » est pratiquement un oxymore), ni même à la description d’un État de la société (l’individualisme démocratique, par exemple). Démocratie et littérature se rejoignent dans les principes suivants : droit de quiconque à prendre la parole, droit de tout dire – deux principes qui s’opposent au fait de « parler à la place de » et de « dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ». Dans cette perspective, il n’y a pas de livre à venir sans démocratie à venir – c’était d’ailleurs le projet de Blanchot affirmé explicitement dans l’ouverture de L’entretien infini, rédigée peu de temps après mai 68.
Aurélie Soulatges : je ne crois pas à un lien nécessaire entre démocratie et littérature, ou entre la démocratie et l’art en général. Pour moi, elle est probablement un des moins mauvais régimes politiques qu’il nous a fallu subir jusqu’à présent, mais en aucun cas un régime idéal. Elle divise le monde en deux, par un procédé dichotomique : la majorité et les autres, en donnant bien évidemment raison au premier groupe. La démocratie provoque un mouvement de foule et, comme Zola, j’ai une méfiance instinctive de la foule, des actes soudains et irréfléchis, le plus souvent néfastes, qu’elle engendre. Elle ne favorise nullement la création d’œuvres géniales ou même originales. Il n’y a qu’à voir dans la littérature actuelle les Houellebecq, d’Ormesson, Angot, etc.
À l’inverse, les régimes politiques les plus autoritaires n’ont pas empêché les Marie de France, Villon, Rabelais ou Sade d’écrire des œuvres qui choqueraient probablement aujourd’hui si elles n’étaient pas le fait d’écrivains reconnus et appartenant à l’histoire. Avec un côté sans doute un peu romantique – dans la mesure où le romantisme repose sur l’inadéquation au monde –, on peut même envisager que c’est au cours des époques et situations les plus dramatiques que l’activité artistique et littéraire s’avère la plus florissante. Je crois que cela est dû au fait qu’il y a une sorte d’opposition entre une situation donnée, personnelle, sociale, politique, etc. et un désir d’y résister qui provoque une dynamique artistique. La pratique artistique, littéraire ou intellectuelle a besoin de cette tension, d’un entre-deux, qui est une forme de dialectique. Flaubert ne faisait-il pas allusion à ses « deux bonshommes », l’un romantique et l’autre réaliste, qui le tiraillaient ?
Il s’agit alors de « se poser en s’opposant », et il est toujours plus intéressant d’être du côté du contre-pouvoir que de celui du pouvoir. Toute création comporte sans aucun doute un aspect politique intrisèque mais dont l’intérêt réside presque essentiellement dans ce qui nous échappe, ce qui est du côté de l’art et s’annonce nécessairement novateur, opposé au conservatisme.
Isabelle Zribi : je voudrais juste ajouter deux choses. Tout d’abord, du point de vue de l’édition et du fait de la gravité des retombées du libéralisme, il me semble qu’il faut réinsérer du « 2 », qui pourrait peut-être s’appeler « la démocratie à venir ». Je crois que la littérature n’a pas le choix et qu’elle a à réagir face à Unipôle. Je suis peut-être trop optimiste, mais je pense qu’elle trouvera toujours à le faire. Deux voies apparaissent ouvertes : d’une part, celle de la contamination des grandes structures par des individus qui préfèreront la ruse à la marge. D’autre part, celle de l’invention de nouvelles formes d’édition. Dans cette perspective, les nouveaux livres gratuits sur Internet4 me paraissent être une voie de résistance éditoriale possible. Ensuite, en ce qui concerne l’écriture elle-même, la paix sociale ou l’égalité ne sont pas son affaire. Elle n’est pas par elle-même forcément démocrate, je pense à l’autoritarisme de l’écriture de Sade ou de Stein. La grande majorité des écrivains sont des dictateurs.

Dans un fragment de La communauté qui vient, Giorgio Agamben évoque une conception talmudique selon laquelle tout être humain, à sa naissance, se voit assigner une place au Paradis et une autre en Enfer, l’une dans l’éden, l’autre dans le Gehinnom. L’écrivain précise que l’essentiel n’est pas tant la distinction cartographique entre le salut d’un côté et la damnation de l’autre, mais bien le dédoublement et l’échange des places que celui-ci induit lorsque survient le Jugement dernier :

« Le juste, après avoir été reconnu innocent, reçoit sa place dans l’Éden, plus celle de son voisin qui est damné. Le méchant, après avoir été jugé coupable, se voit attribuer le lieu qui lui revient dans l’Enfer, plus celui de son voisin qui est sauvé. »5

« Parce que c’était lui, parce que c’était moi » pourrait donc dire celui qui reçoit une double joie ou une double souffrance, en précisant que chacun arrive aussi au Paradis ou en Enfer en lieu et place de son voisin.

Ce mythe permet d’indiquer au moins trois choses : le « 2 » fonctionne comme allégorie d’un mouvement de substitution générale ; dès lors, il ne sert pas nécessairement à la fusion dans un grand tout, comme l’autorisent certaines lectures du mythe de l’androgyne : « deux pour faire un ». Le mouvement qui permet l’échange de l’un à l’autre prime sur l’identité de chacune des parties. Par ailleurs, le « 2 » marque l’horizon d’une hospitalité radicale, puisque chaque lieu semble alors marqué par une sorte de dédoublement : ouvert à d’autres possibles, marqué par la présence d’une altérité.

Ce mythe souligne également que la réflexion autour du « 2 » n’oppose pas trop simplement le « un » et le « deux ». Si le monopole de l’Un exclut tout écart, en revanche, le « 2 », lui, admet le un, en lui donnant un rayonnement nouveau, en se combinant à lui.
Les « couples » composés par les amoureux ou les amis inséparables (Bouvard et Pécuchet, Montaigne et la Boétie, Laurel et Hardy, Thelma et Louise, les deux amis dans La maman et la putain, etc.) renvoient à une harmonie complémentaire, parfois fusionnelle, où les deux éléments se rapprochent avant tout par leurs points communs avant de s’affirmer comme distincts.
Les jumeaux amorcent une image parfaite de la (trans)fusion harmonieuse entre le « un » et le « deux », le semblable mais non l’identique, engendrant là où l’on s’attend à trouver le même, par la répétition, des différences insoupçonnées. Les jumeaux renvoient à l’infini des possibilités, positives ou négatives, amorcées par le « 2 » : la dualité (dualité que l’on retrouve dans les grands principes fondateurs : le jour et la nuit, la vie et la mort, le yin et le yang, etc., lesquels avant de marquer une opposition confirment l’aspect double inhérent à chaque chose), le conflit ou la rivalité (les jumeaux Jacob et Esaü, Rémus et Romulus), la complémentarité, l’équilibre, etc. La figure des jumeaux symbolise dès lors l’inévitable dualité qui est la source de toute réflexion.
Il n’est pas anodin que de nombreux mythes en appellent aux jumeaux pour tenter d’expliquer l’origine du monde. Selon certains commentateurs, Adam et Ève seraient jumeaux, comme en témoigne la lecture de l’Ancien Testament :

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, mâle et femelle il les créa. Or tous deux étaient nus et n’avaient pas honte l’un devant l’autre.»

Chez les Dogons, en Afrique occidentale, l’humanité est issue de huit couples de jumeaux et, aujourd’hui encore, seules les naissances doubles sont considérées comme parfaites. Nombreux sont les exemples de mythes pour lesquels l’orgine du monde découle de naissances géméllaires.

Le « 2 » invite à réfléchir à la manière dont le texte, par hypothèse unifié, reçoit du « 2 », reçoit l’autre, le tout autre au texte, le tout autre à la littérature (la science, la philosophie, par exemple), ou des sources a priori disparates, ou encore la diversité des points de vue ou des voix. La littérature du XXe siècle s’est avancée sur ce terrain, en insistant sur les nouvelles formes à donner à la diversité des points de vue. On peut penser à Joyce, Sarraute, Faulkner, Arno Schmidt ou Lobo Antunès. Les différents styles des personnages de Joyce constitueraient, si l’on en croit Pound, de nouvelles formes données au portrait de Flaubert, le style de chaque personnage se substituant à son portrait objectif. À l’heure où, dans la poésie contemporaine, le « montage » de textes trouvés est omniprésent, cette question mérite d’être approfondie.

Au-delà des exemples, poser le « 2 » revient à affirmer la logique du « un-en-plus ». L’écriture s’oppose au règne de l’Un, décliné sous la forme du moins-un ou du presque-rien, parce que la langue est toujours plus d’une.

1. La « différence » ainsi évoquée l’est alors de façon absolue et non par rapport à. Est « différent » celui qui s’éloigne de la norme majoritaire – implicite – et toléré dans la mesure où il passe le plus inapperçu possible.
2. « Jeunes » est également employé dans ce cadre avec plus ou moins le même sens.
3. Voir la profusion des discours sur « l’unité de tous » ou « le pays qui ne doit pas être divisé » : pour vaincre le chômage, résister à la grippe, organiser les jeux Olympiques, lutter contre l’insécurité, etc.
4. Voir par exemple les livres numériques téléchargeables sur www.editions-ere.net.
5. Giorgio Agamben, La communauté qui vient, Seuil, 1990.

Les imposteurs fameux
ou histoires extraordinaires et singulières des hommes de néant de toutes les Nations qui, depuis les temps les plus reculés jusqu’à ce jour, ont usurpé la qualité d’Empereur, de Roi et de Prince

Anonyme

Chez Eymery, libraire à Paris, 1818
Le Faux Sébastien, roi de Portugal, l’an 1598 de Jésus-Christ

Aussitôt que Sébastien, roi de Portugal âgé de 22 ans, fut débarqué sur les côtes d’Afrique, Moley-Moluc vint à sa rencontre avec une puissante armée, et lui livra bataille [...] ; l’armée des Portugais fut taillée en pièces, le roi Sébastien fut tué ; et le peu de soldats portugais qui échappèrent au carnage gagnèrent avec peine les vaisseaux qui les avaient conduits en Afrique, et vinrent apporter cette funeste nouvelle dans leur patrie. [...] Les Portugais, certains que leur roi n’existait plus, d’après le rapport de ceux qui avaient combattu autour de lui et avaient été les témoins de sa mort, firent faire à Sébastien de magnifiques funérailles, et procédèrent à l’élection d’un nouveau roi.
Environ vingt ans après cet événement, parut en Italie un homme se disant Sébastien, roi de Portugal, que l’on avait cru tué à la bataille d’Alcazer en Afrique, mais qui n’avait été que fait prisonnier, et s’était échappé de prison après vingt ans de captivité, et venait réclamer le trône de Portugal qui lui appartenait.

Ce prétendu Sébastien, après avoir intéressé en sa faveur plusieurs seigneurs d’Italie par ses fourberies et son imposture et en avait tiré de l’argent, eut l’audace de s’adresser au Sénat de Venise pour lui demander son appui et sa protection, afin de remonter sur le trône. Le Sénat [...] était presque disposé à le reconnaître et à accueillir sa demande. Il y était en outre porté par la grande ressemblance que plusieurs sénateurs lui trouvaient avec le véritable Sébastien qu’ils avaient connu, et par la vue de plusieurs marques particulières à ce roi, telles qu’une main plus longue que l’autre, une grosse lèvre, un nez plus court, etc. ; mais un ambassadeur d’Espagne [...] détrompa les esprits en assurant que Sébastien n’existait plus, qu’il avait péri à Alcazer, que sa mort avait été attestée dans le temps par des témoins oculaires ; que cet homme avait bien à la vérité quelques traits de ressemblance avec lui ; que malgré cela, il n’en était pas moins un imposteur. Le Sénat [...], après l’avoir gardé quelque temps en prison, le mit en liberté, lui faisant défense de reparaître dans la République sous peine de galères.

Chassé de Venise, le faux Sébastien prit l’habit d’un religieux dominicain et se rendit sous ce travestissement à Florence pour demander du secours au grand-duc Ferdinand de Médicis, qu’il essaya de tromper et séduire par le récit de ses aventures. Ce prince, après l’avoir écouté et lui avoir fait plusieurs questions auxquelles il répondit avec effronterie et impertinence, fut bientôt convaincu du rôle qu’il jouait adroitement ; il le fit arrêter, et après l’avoir gardé quelque temps en prison, l’envoya en Portugal, où, mis à la question, il avoua qu’il était Napolitain, qu’il avait servi en qualité de domestique dans la maison d’un prince de Portugal, où il avait eu lieu de connaître toute les affaires du temps ; [...] que sa ressemblance avec le roi Sébastien l’avait déterminé à se faire passer pour ce prince dans l’intention, non de régner, mais seulement d’amasser de l’argent par cette fourberie. D’après cet aveu, il fut condamné à un emprisonnement perpétuel pendant lequel il mourut.